FireAngel, spécialiste des solutions de sécurité incendie logement, publie les résultats d’une étude menée par QSBAIL auprès de 337 bailleurs sociaux sur le renouvellement détecteurs de fumée. Cette enquête intervient alors que de nombreux détecteurs de fumée périmés, installés il y a dix ans après l’entrée en vigueur de la loi Alur détecteur de fumée, arrivent en fin de vie.
La majorité des bailleurs prennent l’initiative
de remplacer les détecteurs
Plus de la moitié des bailleurs ont déjà procédé au remplacement détecteur de fumée, tandis que 29 % considèrent que cette responsabilité revient aux occupants, et 6 % n’ont pas encore pris de décision.
Depuis 2015, les bailleurs sociaux doivent assurer l’installation de détecteur dans chaque habitation. Les occupants restent responsables de tester régulièrement l’appareil pour garantir le bon déclenchement de l’alarme et le fonctionnement de l’avertisseur.
Nathan Nyong, Responsable du Développement Commercial France chez FireAngel, rappelle :
« L’efficacité d’un détecteur de fumée fin de vie chute fortement après 10 ans. Il devient indispensable de les renouveler. »
L’étude révèle que 26 % des bailleurs ont choisi un marché public pour leur installation de détecteur, et 39 % ont utilisé des prestations multiservices existantes pour assurer le remplacement détecteur de fumée.
Confier le renouvellement aux locataires : un risque réel
Près d’un tiers des bailleurs laissent le remplacement détecteur de fumée aux occupants, pensant que la loi Alur détecteur de fumée les y autorise. Or, cette pratique peut créer des risques juridiques.
Nathan Nyong explique :
« Sans suivi régulier, sans relance ou si certaines habitations ne sont pas équipées de détecteurs conformes à la norme NF, le bailleur peut être tenu pour responsable. L’affaire de Toulouse en 2022 l’a démontré. »
Dans ce cas, le bailleur social a été jugé partiellement responsable d’un incendie, car le détecteur de fumée fin de vie était mal positionné et n’a pas assuré le déclenchement de l’alarme. Cette jurisprudence confirme que le renouvellement détecteurs de fumée doit être piloté activement par le bailleur.
Standardisation et coopération :
clés de la sécurité incendie
Pour limiter les risques, la standardisation des équipements permet de garantir des habitations équipées d’avertisseurs fiables et conformes à la norme NF. L’OPHIS, par exemple, renouvelle actuellement 13 645 DAAF logement social avec des installations de détecteur homogènes.
La standardisation doit s’accompagner d’une traçabilité stricte : noter les dates d’installation de détecteur, programmer les renouvellements et archiver les informations.
Certains bailleurs favorisent également la collaboration. Paris Habitat, en partenariat avec des associations de locataires, installe des FireAngel détecteur de fumée dans toutes les habitations. Les nouveaux détecteurs se posent par reclipsage sur le socle existant, garantissant le déclenchement de l’alarme et la conformité à la norme NF, sans frais pour les occupants.
Nathan Nyong conclut :
« Le marché du DAAF en France reste mature mais fragmenté. Lorsque les bailleurs unissent leurs efforts pour le renouvellement détecteurs de fumée, ils obtiennent des résultats bien plus efficaces. »


